Prunières c’est…. Son église !

Photo Église Saint SAUVEUR

PRUNIÈRES c’est…. Son église !

La paroisse de Prunières est composée de hameaux fort dispersés. L’historien Albert en compte 11 en 1780.                                                               
Auprès du sanctuaire, il n’y a que la maison curiale, une ferme et l’ancienne maison commune ou mairie. C’est que, dans les siècles lointains, les Augiers, actuellement terroir de Chorges, faisaient partie de Prunières. Ainsi le centre paroissial et administratif était bel et  bien au quartier de l’église (Albert, Histoire du diocèse d’Embrun, p. 192).

L’église paroissiale était anciennement consacrée au saint Sauveur, c’est-à-dire au Christ Sauveur des hommes. L’historien Albert note en effet : « Elle est sous le titre de saint Sauveur, dont la fête se célèbre le jour de la Transfiguration, le 6 août » (p.192).
De nos jours, ce dernier patronage, est seul conservé et fêté le premier dimanche d’Aout.

Ses murs sont très anciens assurément. Leur épaisseur en témoigne. On ne peut leur donner un âge certain. Elle doit avoir été reconstruite partiellement vers la fin du XVe siècle, comme la plupart de celles de l’Embrunais.

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Vers 1835 un grand courant de restauration des monuments religieux se dessine . Aussi le conseil municipal de Prunières , en 1838 , prend une délibération à cet effet sur l’invite de son maire  Jean Astier et de son curé l’abbé Fournier . Le préfet envoie l’architecte départemental qui dresse les plans et devis . L’entreprise échoie au Sieurs Bayle et Valenti d’Embrun et Biny de Chorges.
Le peu de largeur de la nef permet de faire une voûte . On en profite pour percer une nouvelle porte , deux fenêtres sur le mur méridional . La tribune est ramenée à moins d’un quart de l’ ancienne . Le bénitier de la grande porte est donné par des ouvriers tailleurs de pierre : Il est en marbre de Chabrières et porte la date de 1839 . Les fonts baptismaux sont donnés par le curé Fournier ainsi que le bénitier de la petite porte : le tout de même matériaux ….                                                                         
                                 En 1840 le peintre Tallier assure le blanchiment des murs. Un nouveau maître autel en bois est confectionné . Sa ligne est sobre relevée de motifs imitant le marbre . Au sommet du tabernacle se dégage très élancé, le Christ sortant Victorieux du tombeau.
                                En 1878 , l’église est recrépie et rafraîchie ….   
  On ne peut négliger de souligner le don vers 1875 des deux petites cloches du clocher :
Carillon pour les jours de fête . L’une a été offerte par le Comte : il en est le parrain ; La marraine est Alexandrine Marquise …. L’autre dont Jean Derbez en est le parrain ; Marie Borel marraine ; Derbez Maire ; Argence curé ; Fournier prêtre ….. Hélas ! Toutes deux sont muettes ; fêlées de nos jours…..
Les principaux ornements de l’église sont les vitraux et les tableaux ….
Les vitraux au nombre de six ont été offerts en 1902 par M. Borel Augustin , grand bienfaiteur de la paroisse , ils sont l’œuvre de la maison Bessac de Grenoble .

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  Dans le chœur se trouve représenté le bon pasteur ;
  dans la nef  saint Paul et saint Michel .
  A l’ouest , le motif de la rosace est l’agneau pascal .
  A la petite fenêtre et à l’imposte de la porte , des dessins variés
  tamisent la lumière.
  L’effet de toutes ces verrières est gracieux …..

 

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Une première restauration s’effectue dans les années 80. Cela posait évidemment un problème financier mais la petite commune de 150 habitants permanents est desservie par un prêtre aussi dynamique que sympathique et le « miracle » s’accompli grâce à une admirable participation de la population à la réfection de l’église par ses dons certes mais aussi par son labeur personnel : la vieille église fut rénovée par la volonté et le travail des hommes…..

A ce jour, l’église a été entièrement restaurée : Elle fait l’objet d’un entretien régulier.
On commence d’abord par refaire l’électricité, le chauffage ainsi que la peinture intérieur en 1996, viendra ensuite la restauration du clocher de l’église et la pose d’un paratonnerre en 1998 puis la réfection de la toiture de la sacristie en 2000.
En 2001 d’autre travaux se succèdent : La façade de l’église est entièrement refaite, un auvent est installé, enfin un vitrage isolant sera posé devant les vitraux, on continue en 2004 par la réfection de la tribune de l’église ainsi que le renouvellement des bancs…

Origine des sources abbé L. Jacques curé de Chorges abbé fouvet curé de Prunières - photos archives départementales- Mise en page M. Marseille